FN et loi de Murphy

clindoeil

« Le pire n’est jamais sûr…mais il n’est jamais décevant. »

Loi de Murphy

Des campagnes électorales, nous en avons fait beaucoup de la fac aux municipales en passant par les législatives et les présidentielles, et à chaque fois la question qui tue c’est : « Alors comment vous le sentez? » A chaque fois, nous avons pu répondre, même en 2002 ! Une campagne électorale c’est complexe et on peut se tromper (encore 2002) mais on ressent quelque chose.

Et là rien. C’est la première fois que nous ne ressentons rien. Nos indicateurs habituels sont brouillés. A part une vague angoisse qui nous envahit après certaines conversations de porte à porte, nous  sommes incapables de donner un pronostic pour le vote de dimanche prochain.

Les remarques que nous avons sont très irrationnelles, souvent contradictoires :

  • « Vous n’êtes pas assez de gauche et on paye trop d’impôts ! », 
  • « Les étrangers nous coûtent trop cher et vous faites rien pour lutter contre la pauvreté »,
  • « Personne ne nous écoute alors j’irai pas voter »

Alors on prend le temps pour discuter, dénouer, écouter, mais à chaque fois nous nous demandons si ça sera suffisant pour ramener un peu de rationnel là où trône l’émotion.

Aujourd’hui les français vomissent sur ce qu’ils ont de plus précieux la démocratie et la république (abstention) et en même temps sont des millions à manifester pour les défendre (Je suis Charlie). La majorité des élus étaient déjà élus avant que nous ne soyons nés, ils bloquent aujourd’hui la démocratie représentative. Nos dirigeants ont pour modèle « les 30 glorieuses », nous ne les avons jamais connues. Aussi loin que nous puissions nous souvenir nous avons toujours eu l’impression que c’était la crise, pas toujours la même mais toujours cette même justification d’impuissance générale.

Les jeunesses de notre pays ne veulent plus attendre d’hypothétiques jours meilleurs, alors ils s’organisent en dehors du cadre institutionnel classique, ils mettent en adéquation leurs valeurs et leurs modes de vie. Nous sommes persuadés que de ces aventures là naîtront les bases de notre société future.

Nous allons enfin devoir choisir la société dans laquelle nous voulons vivre et voir nos enfants grandir, et nous devrons la construire ensemble. Tout est possible, le pire comme le meilleur. Nous devrons être tous mobilisés pour imaginer, expliquer, construire, créer et convaincre. Nous ne savons pas quel type de société fera consensus au final mais nous avons envie de participer à cette construction. Les élus d’aujourd’hui ont la responsabilité de permettre cela, d’accompagner cette construction sans essayer de la contrôler. Si nous sommes candidats, c’est pour être ces élus qui permettront l’avènement d’un nouveau modèle de société, qui nous l’espérons sera plus solidaire, plus libre et respectueux de l’environnement et des êtres vivants.

Comme le disait en son temps Antonio Gramsci :

« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».

Le FN, comme les monstres de notre enfance, n’existe que parce qu’on a peur de l’inconnu.

N’ayons pas peur de l’avenir, faisons le ensemble !

 

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